Interview de Mikhaïl RYABKO : « Lorsque Dieu n’est pas là, tout est gris et personne ne s’intéresse à rien ! ».

Mikhaïl Vassilievitch RYABKO est un personnage étonnant, fondateur de l’école d’arts martiaux russes de l’ancienne Rouss’ (NDLA : la Rouss’, ou Rus Kiévienne, ou encore Russie Kiévienne, est à la Russie ce que la Gaule est à la France), connue en dehors de Russie sous le nom de Systema  ; il vit à Moscou. En le regardant, difficile de se dire que ce bonhomme bien en chair et entre deux âges n’est autre que le célèbre RYABKO, dont l’autorité parmi les fondateurs d’écoles sportives et de combat est immuable et à propos duquel tant d’encre coule dans les journaux et les magazines de nombreux pays du monde. Au Japon, par exemple, il est si populaire qu’il existe une série de Manga à son nom, dans laquelle Mikhaïl-San, sans jamais perdre son sourire, se bastonne avec la mafia à grands renforts de poings, seul face à des foules d’adversaires.

Pourtant, après dix minutes de conversation, plus aucun doute n’existe à propos des qualités martiales de Mikhaïl, bien que rien de spectaculaire ne se soit produit : nous ne sommes pas dans une salle de sport, il ne fait aucune démonstration de ses talents. Et bien que Mikhaïl ne soit pas particulièrement bavard, on voit se dégager de lui une force, cette force saine et vive, et tous les doutes sur sa personne s’évanouissent.

 

Derrière chaque style de combat, il y a une religion

 

— Mikhaïl, on dit que le Systema est non seulement un art martial universel, mais encore l’art martial du XXIe siècle. D’où vous viennent ces connaissances martiales, et comment les avez-vous acquises ?

— Ces connaissances viennent de l’antiquité. Du roi David, si ce nom vous dit quelque chose.

— Oui, ça me parle.

— La clef de voûte du Systema, c’est la respiration. Sans respiration, l’homme ne peut pas vivre, et dans la Bible on retrouve beaucoup de passages à ce sujet. Derrière chaque style de combat, il y a une religion. Même pour les arts martiaux orientaux, ils ont leur religion, leur ligne directrice. On peut séparer les différents types de lutte en plusieurs directions. Par exemple, chez nous, dans la vieille Rouss’, c’étaient des jeux populaires, des kermesses, des jeunes hommes en habits traditionnels rouges, des combats aux poings. Chez chaque peuple, il existe différents types d’amusements de ce genre et de tournois. Ça nous mène dans la direction de la lumière. Et il y a une autre direction, à l’ombre des forces obscures. Vous savez, par exemple, le sens du mot « ninja » ? Cela signifie : l’invocation des neufs démons.

— Et pourquoi art martial de « l’ancienne Rouss’»?

— Parce que dans l’ancienne Rouss’, cela a toujours existé. En Rouss’, il n’y avait pas de rivalités, ici tout était différent. Les commandants n’étaient pas affectés, ils étaient choisis. Ensuite, de là ont découlé les Cosaques. Les Atamans, les chefs cosaques, étaient désignés par leurs pairs, pas affectés par grade. La rivalité fait naître chez les hommes de la fierté, de l’amour propre – des qualités qui n’aident pas les hommes mais, au contraire, les emmènent sur le mauvais chemin.

— Sur votre site il est indiqué que n’importe quelle personne peut apprendre le Systema ? Qu’il est utilisé pour l’éducation et la discipline ? Qu’entendez-vous par là exactement ?

— Lorsque l’homme acquiert une éducation, on parle d’une éducation à la fois du corps et de l’esprit. Si les gens ne suivent pas les préceptes « Tu ne tueras point », « Tu ne voleras point », « tu ne mentiras point », alors ce sera le chaos. C’est pourquoi quelqu’un doit s’en occuper, quelqu’un doit dire les bons mots, il faut qu’il y ait une idéologie qui soit juste.  Il y a deux ans, nous avons été invités à l’ONU. Là-bas, on nous a dit que notre art martial était la façon de se battre la plus humaine. On nous a reçu au plus haut niveau. Pourquoi ? Parce qu’il y a beaucoup de propagande de la violence. Ça a envahi le monde entier. Et ça se poursuit dans les films. Avant, en Russie, on ne trouvait pas ça. Regardez un peu les informations, combien on voit de reportages sur des assassinats ou des viols ?! Tout le monde en a déjà assez. Et c’est difficile d’y mettre un terme. Si tu obtiens quelques connaissances, et la force, ce sont les connaissances que l’on possède, alors il faut aussi qu’il existe des qualités morales.

— De quoi a-t-on besoin pour maîtriser votre méthode ?

— Il faut juste s’entraîner, regarder les DVD avec nos cours ; on peut aussi faire partie d’un groupe ou prendre des cours individuels. Il y a beaucoup de troupes d’élites qui pratiquent notre art martial. En Israël, au Canada, il y a des troupes d’élites qui les maîtrisent. Au Japon, j’ai été le tout premier européen à mener un séminaire d’arts martiaux. Eux aussi, ils pratiquent notre art martial. En Israël, les jeunes militaires en opérations aiment beaucoup le Systema.

 

Nous ne descendons pas du singe

МИХАИЛ ВАСИЛЬЕВИЧ с семьей: женой, сыном и дочерью
Mikhaïl RYABKO avec sa famille : sa fille, son fils et son épouse

— Peut-on définir votre art martial comme étant défensif ?

— Oui, il s’agit bien de défense. Nous nous efforçons de ne pas faire de propagande pour l’attaque.

— Comme j’ai pu le lire sur votre site, le Systema inclut de la gymnastique de combat, des techniques de chute, de roulades, des culbutes, du travail au couteau, au bâton et avec une chaîne ?

— Avec tous les types d’armes, aussi bien les armes blanches que les armes à feu.

— Et est-ce que ces méthodes sont utilisées dans les forces de l’ordre de la Fédération de Russie ?

— Absolument.

— Pourquoi en sait-on si peu en Russie à propos de cette méthode ?

— Vous le savez bien, nul n’est prophète en son pays. Ça s’est passé comme ça : jusqu’en 2000, j’étais dans une troupe d’élite. J’ai fait la guerre, j’ai le statut de vétéran. Lorsque j’ai pris ma retraite, je suis allé pour la première fois aux États-Unis. Là-bas, j’ai retrouvé un des gars qui avait pris des cours avec moi, qui vit au Canada. Et c’est lui qui m’a appris que dans le monde entier on avait ouvert des écoles qui se réclamaient de notre style. Et des gens de chez nous se rendent au Japon pour aller apprendre, en payant, nos propres arts martiaux ! Moi je ne cache rien, et les gens s’en servent. Les Américains disent que notre art martial est « l’art martial du millénaire ».

— Et en quoi consiste la principale différence avec les autres styles : le Kung-Fu, le karaté, le judo, le kick-boxing?

— La différence est dans l’approche. Comment ça se passe pour eux ? Pour apprendre à bien respirer, ils regardent comment respirent les grenouilles. Ils essayent de reproduire sa respiration.  Mais l’homme n’est pas une grenouille. Après, il y a le style de la cigogne. C’est-à-dire qu’ils simulent la cigogne, mais l’homme est un homme. Il n’y a rien à inventer, l’homme n’a pas besoin de devenir un singe ou une grenouille. Vous avez vraiment envie d’être une grenouille, vous ? Commençons donc tous à coasser. A la naissance, l’homme est bien un homme, pas un signe. Celui qui descend du singe n’a qu’à faire un style de singe, celui qui est une descendance de serpent n’a qu’à faire le style du serpent. Que celui qui est la descendance d’un homme face le style de l’homme.

— Dîtes-moi, est-ce que c’est vrai que l’Empereur du Japon avait interdit catégoriquement d’entrer en combat rapproché avec des Russes ?

— Oui, c’est un fait historique, découvert par l’historien Ilya DEREVIANKIN. Pendant la Ière Guerre Mondiale, nos Cosaques sont entrés en combat avec les Japonais et en ont mis hors d’état de nuire une grosse partie. Et l’Empereur a pris une édit qui interdisait aux Japonais d’entrer en combat rapproché avec les Russes s’ils n’étaient pas au moins 3 contre 1.

 

L’agression engendre la peur

СРАЖАТЬСЯ С ПРОТИВНИКОМ для М. Рябко —  сплошное удовольствие

SE BATTRE CONTRE UN ADVERSAIRE est un réel plaisir pour M. RYABKO

— Dîtes-moi, vous êtes croyant ?

— Je suis un humble croyant, simplement il existe une vérité, et il est difficile de dire quelque chose contre la vérité. Je vais à l’église ou au monastère, ça ne veut pas dire pour autant que je suis très croyant.

— A quel point la croyance est-elle importante pour utiliser votre méthode ? Ou bien ça n’a pas d’importance ?

— Ça n’a pas une si grande importance. Le principal, c’est de savoir dans quels buts on utilise ce savoir. Si on se fiche des commandements que Moïse a reçus de Dieu, qu’est-ce qu’on va devenir ? Ce sera le chaos et le fratricide.

— Et l’Église vous soutient ? Vous avez eu des contacts avec les représentants de l’Église ?

— J’ai la bénédiction de l’Église orthodoxe pour pratiquer ces arts martiaux.

— Vous êtes le conseiller du procureur général Youri Yakovlevitch TCHAÏKO. Quels sont les incidences sur vos activités civiles ?

—Youri Yakovlevitch soutient notre activité.

— Pendant les entraînements, vous semblez être un homme plein de bonté et qui obtient la victoire sur ses adversaires comme s’il s’agissait d’un jeu d’enfants. Comment vous y arrivez ? A quoi vous pensez lorsque vous vous battez ?

— J’ai fait la guerre. Je suis un professionnel. Tout professionnel qui se respecte dans son activité ne doit pas laisser paraître ses émotions. Il doit bien faire son travail. Lors de l’interpellation de criminels particulièrement dangereux, je n’éprouvais pas de haine envers eux. Ils font leur boulot, et moi le mien. Comme ils disent dans les films américains : « Rien de personnel ». Si une personne n’éprouve pas d’amour, elle n’aime personne ; lorsqu’une personne déteste, elle déteste tout le monde ; si elle veut détruire, elle détruira tout le monde. Mais si tu es une personne normale, tu dois avoir des relations normales avec tout le monde. Avec quelqu’un de bon, comme avec quelqu’un de mauvais. Sinon, tu seras toi aussi quelqu’un de mauvais. Dans les films américains, on montre souvent des gens endurcis, c’est visible qu’ils sont sur le fil du rasoir. A travers cela, on peut se perdre, c’est psychologique. On peut transformer un homme en bête sauvage, dans le sens inverse, c’est plus dur.

— Vous ne ressentez pas d’antipathie pour l’adversaire ?

— C’est une bonne question — c’est comme pendant la guerre, qui va s’occuper de qui, qui sera le plus rapide. Si tu éprouves de la méchanceté, des tensions, ou de la haine pour quelqu’un, c’est avant tout toi-même que ça va déranger..

МИХАИЛ-САН демонстрирует перед японцами превосходство русской системы

MIKHAÏL-SAN démontre à un groupe de Japonais la supériorité du Systema russe

— C’est une loi universelle ? Pour contrôler une situation, une personne ne doit pas être tendue ?

— Sinon la personne se perd elle-même. Il y a beaucoup de gens qui ne quittent jamais vraiment la guerre. Par exemple, si vous vous prenez une interview et que vous éprouvez de l’antipathie pour la personne, que vous laissez de la place à vos émotions, vous n’écrirez pas la vérité. Ce ne sera déjà plus la vérité, mais vos émotions. Ici, c’est pareil. Les Américains montrent les crocs…Est-ce que ça les a beaucoup aidé ? Bien sûr que non. Simplement, des gens vont mourir à cause de ça. Toute agression engendre la peur. Les gens deviennent agressifs à cause de la peur. Et ce n’est déjà plus du professionnalisme. Toute émotion gêne le professionnalisme. Si une personne veut être professionnel dans quelque chose, il doit être calme et équilibré. Quelle que soit ton poste, que tu sois ministre ou artiste, tu dois considérer tous les gens de la même façon. C’est très difficile. C’est évident qu’on aime les siens davantage que les gens qu’on ne connaît pas. Il y a aussi des gens qu’on n’aime pas. Et dès qu’on laisse parler nos émotions, on perd tout de suite le fil.  Pas vrai ?

— Oui. Vous parlez d’une façon très chrétienne, très orthodoxe. Dans la Bible, on dit que le soleil brille de la même manière pour tous et que Dieu apporte ses bienfaits à tous.

— J’étais dans une base où on prépare les commandos et les gardes du corps, et j’ai demandé : « Qu’est-ce que vous apprenez en premier lieu ? ». Ils me disent : « En premier lieu, on apprend l’agression. » Regardez, si quelqu’un devient agressif, sa tension artérielle monte, son pouls aussi, et même sa température corporelle. Et la personne doit rester un certain temps dans cet état. Par exemple, tu es le garde du corps de quelqu’un et tu dois rester dans un tel état pendant 8 heures. C’est intenable. Ou alors la question de savoir à quel moment on en vient aux armes ? En Israël c’est aussi une question de religion. Là-bas, on utilise les armes uniquement lorsqu’on vous tire dessus. Ça vient de l’Antiquité. Je leur ai démontré qu’il faut apprendre aux hommes non pas l’agression, mais le professionnalisme, le calme, l’équilibre, et alors tout se passera bien. Dans ce cas-là, les gens réagissent de manière appropriée à toutes les situations.

 

Le bonheur, c’est côtoyer des gens bien.

 

М. РЯБКО с популярным телеведущим Владимиром Соловьевым

M. RYABKO avec Vladimir SOLOVIOV, présentateur télé populaire en Russie

— Est-ce qu’il y a eu des moments dans votre vie où vous avez ressenti la main de Dieu ?

— Je ne suis pas mort à la guerre, ça veut dire que Dieu m’a aidé !

— Vous avez été en danger ?

— Là-bas, le danger est partout : tu peux te faire exploser, ou tirer dessus, ou tu peux marcher sur une mine. Bien sûr que Dieu m’a protégé. Essayez de me comprendre, dans les tranchées il n’y a pas d’athées, dans les tranchées tout le monde croit en Dieu. Après, beaucoup de gens l’oublient. Les temps sont ainsi. Vous savez, comme dans cette blague : des partisans de Krishna roulent en bus dans la montagne en chantant « Haré Krishna, Haré Krishna ! » Et là, le bus se dirige vers le vide… Ils ont peur et se mettent tous à crier « Ô mon Dieu, sauvez-nous ! » Le bus se redresse, et continue sa route…

— Une question philosophique : quel est le sens de la vie pour vous ?

— Le sens de la vie peut être divisé comme ça : d’abord les parents, ensuite la personne qu’on aime, ensuite les enfants et, lorsque la vie arrive vers sa fin, Dieu.

— C’est-à-dire pas tout de suite vers Dieu, mais par étapes…

— Quand tu comprends que ta vie touche à sa fin, alors le sens de la vie, c’est Dieu.

— Dans ce cas-là, il est important de ne pas être en retard !

— Oui, vous avez raison.

— Et le bonheur, c’est quoi pour vous ?

— Le bonheur pour moi, c’est que les gens qui m’entourent soient en bonne santé, que tout aille bien pour eux. Le bonheur, c’est de côtoyer des gens bien, le malheur de côtoyer des gens mauvais. Toute information positive, c’est du bonheur. Toute information négative, c’est mal.

— Les croyants disent que pour eux le bonheur, c’est de communiquer avec une Force Supérieure. 

— Ça ne dépend pas de moi. J’aimerais bien communiquer avec Dieu, mais je ne crois pas que je le mérite.

— Vous estimez que Dieu, en tant que Père, n’est pas prêt à communiquer avec tout le monde ?

— J’estime que c’est nous qui ne sommes pas prêts à communiquer avec Lui.

Samson a vaincu grâce à la force de Dieu

— Vous vous rappelez, en Israël, dans l’Antiquité, il y avait un guerrier nommé Samson ? Un jour, les Israélites ont été attaqués par une troupe d’ennemis. Il a pris alors une mâchoire d’âne et a tué plusieurs milliers de personnes. Peut-être que lui-aussi connaissait une méthode particulière ?

— Si on lit le texte, il est écrit : « Et le Saint Esprit vint en lui ». C’est-à-dire qu’il a vaincu non pas avec sa propre force, mais il possédait la force de Dieu. C’est cet Esprit, dont parle Séraphim SAROVSKY, cet Esprit-là qui est descendu sur les disciples du Christ après la Pentecôte.

— Dîtes-moi, il y a combien de vos écoles en Russie aujourd’hui ?

— Je n’ai pas compté, une dizaine, je pense..

— Selon vous, qu’est-ce qui se passe aujourd’hui en Russie ? Quels changements ?

— Dans quel domaine ?

— Selon vous, le pays suit le bon chemin ou se dégrade ?

— Je pense qu’il est en plein changement. On est sortis du communisme, mais c’est le même genre de processus qui s’opère. Et il faut que ce processus de transition se termine. L’Amérique n’est pas tout de suite arrivée à la démocratie et à l’économie de marché, ça fait combien de temps qu’ils développent ça dans le pays ? Le gouvernement s’efforce d’implanter le modèle américain chez nous.  Je ne sais pas ce qui est mieux, ou pire, je ne suis pas économiste. Mais je pense qu’il doit existe une certaine indépendance. C’est facile de donner des conseils quand tu n’es pas concerné. Lorsque tu es au pouvoir, il y a des relations complètements différentes. Il y a certains ministres que je ne suis pas capable de comprendre. A la veille de la banqueroute, le ministre Kidrine a fait mettre notre argent en dépôt en Amérique. Par exemple, cela nous rapportait 5 % et on était obligé de faire des crédits à 7 %. C’est ubuesque, et eux disent qu’ils ont tout fait comme il fallait…

— Si quelqu’un est intéressé par votre méthode, comment peut-on rentrer en contact avec vous ? Et où peut-on se procurer vos DVD ?

— Nous n’en vendons pas beaucoup. On les trouve uniquement dans notre école. On peut s’inscrire par internet, sur notre site : www.systemaryabko.ru

— Que voudriez-vous souhaiter à nos lecteurs ?

— Aux lecteurs, je souhaite la prospérité, et de ne pas se mentir. Il faut toujours rechercher la vérité, pas celle que l’on s’invente, mais essayer de vraiment faire la part des choses. Être professionnel dans tout. Si tu es ouvrier, sois professionnel là-dedans, si tu tournes des films, sois aussi professionnel. Parce que le mensonge, on en a par-dessus la tête. Ce serait bien que les gens grandissent spirituellement, parce que l’absence de spiritualité, c’est l’indifférence. Lorsque Dieu n’est pas là, tout est gris et personne ne s’intéresse à rien. Fais ce que tu veux, tout est à portée de main, tout est possible. On peut mentir, et voler, et tuer. Il n’y a pas de Dieu, et on n’a de comptes à rendre à personne. L’accomplissement spirituel, c’est la chose la plus importante qu’une personne doit avoir dans cette vie !

Propos recueillis en Russe par Sergueï ROMANOV, traduits par l’équipe de l’EFR

Photographies issues des archives de Mikhaïl RYABKO

retrouvez l’article original, en Russe, en suivant ce lien.

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